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  • URBA KBAU

Vision et objectifs de notre association

Vision et objectifs de l’ URBA-KBAU pour une action décomplexée, inclusive et agissante, vers un avenir d’amitié stable et durable Belgique-Afrique, définis lors de notre université d’été du 1er octobre 2022 à Tervuren.


Constats de l’actualité

L’énorme bilan de la période coloniale Belge en Afrique centrale s’estompe par la conjonction d’évolutions naturelles liées au temps qui passe et les assauts des courants décoloniaux radicaux venant des USA, alimentés par les franges radicales des mouvements afro descendants.


En Belgique, ces courants sont poussés par un segment minoritaire d’afro descendants radicalisés et endossés par nos élites politiques, académiques, médiatiques, avec un impact réel sur les jeunes générations, avec pour corollaire une polarisation néfaste où tout le monde est perdant. Les approches retenues adoptent systématiquement une lecture unilatéralement culpabilisante, expurgeant les faits historiques objectifs lorsqu’ils comportent des éléments positifs. L’objectif est clair : la colonisation belge n’aurait produit que des effets négatifs, destructeurs et la Belgique serait donc coupable de tous les maux de ces pays, et serait même encore aujourd’hui une société systémiquement raciste.

Plutôt que de mettre en évidence la diversité objective des mémoires coloniales, nous constatons une volonté de forger une mémoire coloniale unique sur des bases tronquées. L'URBA-KBAU voit dans le prosélytisme sectaire un risque de détérioration des relations entre la population belge et les Belgo-Africains de la diaspora, voire même entre la Belgique et les populations des trois pays historiquement liés.


En tant que plateforme regroupant de nombreuses associations ayant un lien avec l'Afrique Centrale, l'Union Royale Belgo-Africaine /Koninklijke Belgisch-Afrikaanse Unie est interpelée par ces développements.


C’est dans ce contexte que l’URBA-KBAU qui vise à favoriser le mieux vivre ensemble en Belgique et à stimuler un approfondissement durable des liens d’amitié Belgo-Africains, s'est fixé pour objectif de contribuer à ramener le débat vers le champ positif de la collaboration et du dialogue constructif en resserrant les liens d'amitiés interpersonnels nés d'une période d’histoire commune pour un avenir de diversité enrichissante dans un respect réciproque.


Pour structurer cet objectif de manière active, l'URBA-KBAU a refait le point sur ses priorités, ses positions et ses ambitions, visant une implication positive plus marquée et des moyens accrus.


Malgré les limitations résultant de la pandémie du COVID, l’URBA-KBAU n’est pas restée confinée dans sa gestion quotidienne, mais s’est activement inscrite aussi dans le débat de société touchant notamment au passé colonial de la Belgique en Afrique centrale.

Dès la mise sur pied en août 2020 d’une commission parlementaire chargée d’examiner notre passé colonial, des contacts ont été établis avec le Président Wouter Devriendt , et un examen initié sur les objectifs et les méthodes adoptés par cette commission. L’URBA-KBAU souscrit au point de vue exposé dans un memorandum (* ) co-signé par une soixantaine de personnalités Belges et Congolaises, représentant un large éventail de la société, adressé à la commission en novembre 2020 , dans lequel des questionstout à fait pertinentes ont été posées : Que vise réellement la Commission ? Pourquoi avoir opté pour des termes de référence délibérément et unilatéralement à charge de notre histoire coloniale ? Le memorandum appelait à une approche objective, inclusive et contextualisée pour faire émerger une mémoire coloniale partagée . A défaut, l’objectif d’un mieux vivre ensemble dans notre Belgique diverse, résolument engagée dans une inclusion non racialisée et non discriminatoire s’en trouverait lourdement hypothéqué au plan interne. Quant à une relation d’amitié renforcée avec nos trois pays ayant partagé un bout d’histoire avec nous, celle-ci serait mise à mal par la propagation d’une mémoire coloniale culpabilisante à la faveur d’un narratif dorénavant sélectif, ne retenant que les pages sombres, avec ses aspects indubitablement négatifs pour les populations colonisées, tout en rejetant quelque aspect positif et bénéfique pour le développement économique et social , le niveau de vie, la sécurité généralisée et une prospérité graduellement élargie . (* texte du memorandum en attache)


S’il faut reconnaître que tous les courants et opinions ont bien eu l’occasion de présenter leurs témoignages, convictions, réquisitoires et critiques lors des auditions de la commission, il est tout aussi vrai que le déroulement des travaux tel que voulu par cette commission, s’est poursuivi dans l’unilatéralisme d’une culpabilisation systématique . Cela a commencé par le choix, pour le moins controversé d’ « experts » chargés de produire un rapport pour guider les travaux. On sait que ce rapport n’a pas dépassé le niveau d’un catalogue de contributions individuelles sans dégager de vision commune, et privilégiant des approches partielles et partiales d’événements factuels pour aboutir à une vision apocalyptique de la période coloniale.


Le choix des académiciens sollicités pour intervenir aux côtés des associations et des témoignages individuels reflétait aussi très largement la ligne fixée du déni de tout élément positif dans le fait colonial Belge.


Il est clair pour tout observateur que le résultat des travaux ne s’approche nullement d’une synthèse objective et contextuelle, mais bien d’une antithèse se bornant à régler ses comptes avec le narratif historique prévalant jadis.


Dans ces circonstances, le travail réalisé ne pourra donner lieu qu’à une phase transitoire, à initier des processus de concertation avec les parties prenantes tant en Belgique que dans les trois pays, avec l’espoir que, de ce mouvement naîtront des pistes de collaboration et de raffermissement de compréhension mutuelle.


La route sera cependant longue et ardue compte tenu du décalage énorme que beaucoup de membres de la commission sous estiment entre les attentes de nos partenaires en Afrique centrale et les objectifs visés par les courants radicaux racialisés.


L’URBA-KBAU mesure toute l’étendue de la tâche à assumer pour que l’héritage colonial objectif ne soit pas écrasé sous les réflexes de la‘ cancel culture ‘ qui dominent le monde politique, académique, journalistique. Le même risque pèse sur les jeunes qui demain se feront servir des cours d’histoire de la colonisation Belge sur le mode choisi par la Fondation Roi Baudouin ( oui, là aussi…), un ‘ cours d’histoire’ où triomphent les ‘ oublis’ cruciaux, les ‘omissions’ délibérées, les jugements tronqués, … pour ne garder de cette période qu’un tableau négatif. (En attache le cours d’histoire proposé par BELvue – une filiale de la Fondation Roi Baudouin, ainsi que le texte reprenant les modifications vainement proposées par l’ URBA-KBAU) .


En soi, la remise en cause d’anciennes présentations partielles ou embellies est un facteur normal et salutaire, tout comme une sensibilisation plus systématique à l’inadmissibilité de situations de racisme et de discriminations. Là où cette évolution comporte des aspects dangereux pour le vivre ensemble dans notre société diverse, c’est la confection aujourd’hui d’un narratif délibérément biaisé au point d’en perdre sa crédibilité historique.


Le résultat de cet agenda de polarisation outrancière est connu : les recommandations de la commission parlementaire ont échoué sur la question des excuses à présenter par la Belgique alors de profonds regrets ont déjà été exprimés de manière non équivoque par S.M. le Roi Philippe.

Pour une action décomplexée, inclusive et agissante


L’URBA-KBAU veut mutualiser les efforts des associations membres, initier une campagne de soutien auprès du large public ainsi qu’une mobilisation de fonds permettant d’élargir les moyens d’action.


L’URBA-KBAU veut également consolider un message crucial d’ouverture plus large et plus systématique aux diasporas des trois pays ayant partagé un bout d’histoire commune, ainsi qu’aux organisations dans les trois pays désireux d’œuvrer à une relation amicale, et prévoir des formes de collaboration, de synergies , d’activités communes, etc…

Notre vision et principes d’action

  • promotion d’une mémoire coloniale partagée dans sa diversité, basée sur une histoire complète, factuelle, contextualisée, tant avec ses pages de réussites et des efforts communs qu’avec ses aspects douloureux et sombres.

  • défense de l’honneur de la Belgique, du Congo, du Rwanda et du Burundi , ainsi que de leurs filles et fils qui ont œuvré au meilleur d’eux-mêmes pour le développement et le progrès des trois pays d’histoire partagée.

  • tolérance zéro envers le racisme d’où qu’il vienne et contribution aux efforts pour débusquer plus activement les formes de racisme et de discriminations encore présentes et y remédier.

  • pratique et promotion du respect mutuel en œuvrant au développement des relations d’amitié avec les ressortissants des trois pays d’Afrique centrale ayant partagé un passé commun.

  • promotion du mieux vivre ensemble dans la société belge diverse, et action en faveur du développement des relations d’amitié avec les trois pays d’Afrique centrale ayant partagé un passé commun.

  • contribution à l’élargissement des liens institutionnels et interpersonnels en recherchant des ouvertures et des points de synergie, y compris par des activités win-win, avec les associations de la diaspora partageant une vision d’amitié et d’intégration dans la société Belge, respectueuse des valeurs et des traditions.

Appel aux soutiens


Étant une plateforme associative ne bénéficiant d’aucun subside , sans affiliation politique partisane, contrairement aux nombreuses associations racialisées, nous lançons un appel public afin de pouvoir nous doter de moyens humains, techniques et financiers plus importants.


A cet effet, nous proposons à toute personne et institution qui se reconnaît dans nos objectifs d’apporter une contribution annuelle de 50 € ou plus au compte de l’ URBA-KBAU n° BE54 2100 5412 0897.


Ensemble nous ferons la différence !

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