À PROPOS

 

MOT DU PRÉSIDENT

L’Union Royale Belgo-Africaine, URBA en sigle, est une association sans but lucratif qui se fait un point d’honneur de pérenniser le précieux héritage que les Belges et les Africains, depuis 1885 jusqu’à ce jour, ont légué à l’Histoire, grâce à leur engagement pour le développement et la prospérité du continent, plus spécialement au Congo, au Rwanda et au Burundi. Elle se veut le point de rencontre et de fraternité entre Belges et Africains aux fins de développer et de pérenniser l’histoire partagée, dans un esprit de respect mutuel et de solidarité de destin. Elle ambitionne à travers ses multiples activités de créer des relations dynamiques entre les pays, de contribuer au rapprochement de leurs peuples par une action efficace contre toutes les formes de désinformation, d’encourager la rédaction et de promouvoir la recherche en rapport avec le passé partagé, d'explorer, étudier et proposer des stratégies de coopération mutuellement profitables. Tels sont son objectif et sa culture.

Ayant succédé à l'Union Royale Belge pour les Pays d'Outremer (UROME), l'URBA continue à assurer la défense de l'œuvre accomplie par les efforts communs des Belges et des Africains au Congo, au Rwanda et au Burundi, en contribuant à documenter en totale objectivité tout ce qui a été réalisé, dans les conditions de chaque époque.

Conformément à la volonté de ses lointains fondateurs, l’URBA continue également à assumer son rôle de coupole pour toutes les associations ayant pour objectif de sauvegarder et de vivifier les liens tissés sur le terrain par leurs membres, de même qu’à les inspirer et à les relayer auprès des instances concernées.

Il n’échappe à personne, et surtout pas à la presse, que ces dernières décennies une contre-culture a vu le jour. Les liens privilégiés noués jadis entre la Belgique et les territoires africains qu’elle administrait ont subi de fortes secousses. Dans sa volonté de stimuler la cohésion et une mémoire commune apaisée, l’URBA assume pleinement son rôle et ne se dérobe pas au débat, mettant d’une part en pleine lumière les points communs, les avantages cumulés, assumant d’autre part les manquements démontrés par les scientifiques.

Loin des préjugés et des ‘vérités scientifiques’ du XIXe siècle, l’URBA se réjouit des avancées de la recherche et de la politique, qui ont fini par établir que tous les êtres humains ne forment qu’une seule et même famille, riche de sa diversité, quels que soient leur origine ou leur passé. Les Nations Unies ont formellement endossé ce concept dans la Déclaration de Durban du 8 septembre 2001.

Le racisme, d’où qu’il vienne, n’aurait donc jamais dû se développer dans nos sociétés. Il n’est que tentative de domination et de rejet de l’autre, facteur de division et attaque profonde contre la dignité.

L’URBA prône une tolérance zéro à l’égard du racisme et souhaite activement encourager et contribuer à débusquer et à combattre ses nouvelles formes qui n’ont pas encore toutes été documentées ni rendues punissables par la loi.

La Belgique est un pays pleinement ouvert sur le monde. Malgré toutes les colonisations qu’elle a eu à subir elle-même pendant des siècles et qu’elle a imposé pendant un temps en Afrique centrale, elle a gardé son sens de l’hospitalité et reste convaincue de la richesse que les apports multiculturels signifient pour la société.

A travers les siècles la Belgique s’est avantageusement nourrie de la diversité qui a toujours offert et continue à offrir des opportunités de prospérité accrue là où toutes les compétences peuvent s’y épanouir et être valorisées, sans discrimination.

Une diaspora toujours plus significative de Congolais, Rwandais et Burundais en Belgique, offre à l’URBA l’occasion d’inspirer les générations montantes, du nord comme du sud, et d’affiner ainsi la compréhension réciproque et le regard commun.

C’est dans cette perspective que le vivre ensemble trouve son sens et que l’URBA tient à orienter son action vers l’avenir. Dans le monde globalisé, tout plaide en outre pour que l’URBA s’ouvre aussi aux autres pays africains. Bien que de manière moins intensive, la Belgique a été et est présente et y est (re)connue. C’est un potentiel qu’il y a lieu de valoriser, dans la perspective d’une mondialisation à visage humain.

Cet ambitieux programme n’est réalisable qu’avec l’engagement de toutes et de tous. L’URBA y compte.

D’ores et déjà, merci pour votre soutien !

 

Renier Nijskens